Le maïs n’est pas toujours une polenta
Le Rheintaler Ribelmais peut être moulu en farine, en semoule plus ou moins fine. Sa préparation en Ribel consiste à hydrater le grain puis à le travailler à la poêle, jusqu’à obtenir des miettes dorées. Le résultat se sert aussi bien avec un accompagnement fruité que dans une composition salée ; il ne faut pas le confondre avec une polenta tessinoise.
Une culture adaptée à la vallée
L’Inventaire relève la culture du maïs dans les comptes de redevances du Rheintal au XVIIe siècle. Le climat chaud et humide de la région favorisait cette plante davantage que certaines céréales courantes. Au milieu du XIXe siècle, la culture du maïs occupait une part considérable des terres cultivables et comptait dans l’alimentation des petites exploitations.
Le nom protégé concerne la matière première
Le Rheintaler Ribelmais AOP désigne un produit répondant à un cahier des charges. Un Ribel préparé avec une semoule quelconque peut évoquer le plat, mais son ingrédient ne doit pas porter l’appellation sans certification. Notre recette distingue la méthode de cuisson et la provenance du maïs employé.
Sources documentaires
Références de l’Inventaire du patrimoine culinaire suisse. Le texte ci-dessus est une rédaction indépendante. Pour approfondir l’histoire et contrôler les dates, consulter les notices complètes.
Pour prolonger la lecture
Ouvrages recensés dans la notice patrimoniale, sans revendication de lecture intégrale.
- Verein Rheintaler Ribelmais — Das Ribel-Buch. Rheintaler Ribel – Ursprung, Bedeutung, Geschichten und Rezepte (2003).

